Samedi 30 août 2008
Cascade des Tufs -  Les Planches, près d'Arbois (39)

Voilà, je suis revenue de mes vacances plus gastronomiques que sportives dans les montagnes du Jura !

Je souhaitais publier un billet pour saluer les gens que nous avons rencontrés et qui nous ont nourris et abreuvés durant 10 jours.

Nous avons séjourné à l'hôtel, et, bien sûr, nous avons dû manger au restaurant tous les midis ET tous les soirs ! Quelle corvée ! :-D

Je voulais donc un faire un peu de pub à ces restaurateurs qui nous ont servi de "cantine" avec leur nourriture simple et bonne, riche des produits de leur région et du sourire des patrons !

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Tout d'abord, La Taverne à Champagnole !


Vu que nous étions à l'hôtel dans la ville, c'était bien sûr un point de chute incontournable pour le midi. D'autant que l'accueil motards est assuré et que toute la place nécessaire pour nos casques, blousons et autres encombrants sacs à dos est prévue !

La patronne est très sympa et la carte variée et peu chère. Ainsi, pour une moyenne de 20 € à 2 par repas, vous avez le choix entre pizzas, gnocchis, salades composées, ou encore poêlée de "Spaëtzlés" aux champignons frais (spécialité locale ressemblant à des pâtes un peu épaisses).

Pour info, nous ne prenions pas de dessert (à part les glaces maisons, ils sont un peu chers et pas très originaux ni copieux).

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Ensuite, je veux vous parler d'un petit restaurant à Poligny (capitale du Comté), à une vingtaine de kilomètres de Champagnole : Le Casta.


Le patron est absolument charmant et n'a pas hésité à nous dire un peu gêné le premier soir où nous nous y sommes rendus qu'il y avait au moins 3/4 d'heure d'attente à cause d'un problème de four. Néanmoins, le décor est tellement sympa (et la bière locale bien fraîche) que nous sommes restés et même revenus !

Le Casta est tout en nuances de rouge, d'orange et de bois. Les vaches ont envahi l'endroit : des tableaux, des figurines colorées en plâtre ou en résine, ici elle est reine !

La carte propose des pizzas, des crêpes, des salades, des viandes (y compris du kangourou) et tout ça pour une moyenne de 12 € le repas.

Vous pourrez choisir la taille de la salade (petite à 6 et grande à 9 €) pour compléter avec une belle coupe de glace ou simplement un petit café bien servi, accompagné d'un petit chocolat et d'un sourire aimable.

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Mais il n'y a pas que des restos de tous les jours dans cette région et nous voulions vraiment retourner dans un endroit bien particulier : La Balance Mets et Vins.

(cliquez sur l'image pour plus de renseignements)

Nous l'avions découvert l'année dernière par hasard, et, soufflés par la qualité des desserts (et du reste aussi) nous nous étions promis d'y retourner.

Tout y est d'une grande finesse et le chef privilégie vraiment les goûts des aliments en ne salant pas. Il épice, accommode, perfectionne, subtile les arômes, mais ne sale RIEN ! C'est tout simplement fabuleux !

Par contre, nous n'y sommes évidemment allés qu'une seule fois dans le séjour. L'addition d'une centaine d'euros pour 2 freine vite les instincts de gourmets, mais cela reste tout de même abordable pour un repas comprenant, amuses bouche, entrées, viandes, desserts, mignardises, café et vin. Faut quand même savoir se faire plaisir de temps en temps !

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Pour finir sur les restaurants, je voulais vraiment vous faire part de ce coup de cœur : Le Castel Blanc.

(cliquez sur l'image pour plus de renseignements)

Niché au creux des monts jurassiens, c'est un décor fabuleux : grand chalet de bois, champs bordés de sapins où paissent les vaches qui font tinter leur cloche… la première fois, j'ai cru me retrouver dans "Heïdi" !

Le patron vous fera tout de suite vous sentir chez vous ! La cuisine est simple et savoureuse et les vins s'y accordent parfaitement. Ici, pas de pâtes ni de pizzas ! C'est en fonction de l'inspiration et du marché.

Je vous recommande chaleureusement la spécialité de la maison, "le Sir de Joux" : potée de légumes à la vapeur accompagnée de charcuteries du Jura (4 sortes) et de fromage de la région fondu au vin blanc. Un régal !

Et je ne vous parle même pas de son plat de saucisse fumée de Montbéliard avec son chou et ses pommes de terre au beurre aillé !!! Tout ça pour une fourchette de prix allant de 30 à 50 € pour 2.

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Nous avons aussi évidemment ramené moult souvenirs : vins, charcuteries fumées, fromages, bières, et même des coups de soleil !

Pour la bière, j'ai investi dans le classique de la région, la Rouget de l'Isle.

(cliquez sur l'image pour plus de renseignements)

Nous sommes directement allés à Bletterans, à la brasserie, mais dans l'absolu et si vous avez le temps, je vous conseille plutôt d'aller voir le caviste sous les arcades à Lons-le-Saunier (c'est leur "dealer" officiel et l'échoppe est beaucoup plus sympa !).

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Et nous ne pouvions pas aller à Arbois sans en ramener du vin (ne serait-ce que pour nos amis qui ont gardé les chats pendant notre absence) : c'est au domaine Overnoy-Crinquand que nous avons fait notre marché.


Accueilli comme dans la famille, nous avons dégusté les vins de la cave autour de la table de la salle à manger en bavardant de la pluie et du beau temps. J'y ai appris beaucoup de choses sur la vinification et les cépages jurassiens et nous avons vraiment passé un moment convivial et agréable. Les vins "classiques" sont vendus entre 6 et 12 € la bouteille, et pour ce qui est des vins particuliers (Jaune, Paille, Velours du Jura), cela ne dépasse pas les 25 € (c'est direct au producteur donc pas de frais d'intermédiaire).

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Et pour finir cet annuaire jurassien de la gastronomie sur une note digestive, je vous conseille d'aller faire un tour "Au Bon Écuyer" à Ivory où vous serez accueillis avec le sourire et tous les conseils nécessaires pour faire une super ballade à cheval (même pour les débutants dont je fais partie). Comptez 13 € de l'heure et moins si vous prévoyez une demie journée ou plus.


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Voilà 10 jours qui ont été bien employés en somme !

J'ai évidemment ramené des recettes à expérimenter et je vous en ferais part dès que je m'y serais mise, mais pour l'instant je me laisse le temps de poser mes courbatures dans le canapé parce que même si nous avons beaucoup mangé, nous avons aussi beaucoup bougé ! Les randonnées à faire dans le coin sont magnifiques et mon postérieur souffre encore de la promenade équestre !

Bonne rentrée à tous et à très vite !
Par Funrabbit - Publié dans : Bavardages
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Vendredi 15 août 2008

Ça commence à sentir bon les vacances ! Dans quelques heures, je serai sûrement perdue dans les monts du Jura, entre une fruiterie de Comté et une cave de vin d'Arbois…

Mais avant de partir, je voulais au moins éditer une dernière recette pour me donner bonne conscience.

C'est vrai que je publie au compte-goutte ces derniers temps. Et pourtant, c'est pas faute de cuisiner ! Le hic, c'est que j'ai la flemme de prendre l'appareil photo à chaque fois que je sors un truc comestible et plus ou moins présentable du four.

J'ai aussi beaucoup de recettes dans un dossier nommé "À publier"… Reste plus qu'à me rappeler comment je les ai faites (parce que je ne note pas tout systématiquement)…

Enfin bref, tout ça pour dire qu'aujourd'hui la recette est simple, récente (on l'a mangé il y a à peine 2 semaines) et infaillible (j'y arrivais déjà quand j'avais 12 ans) !

Pour 8 personnes
- 4 oeufs
- 100g de sucre
- 100g de farine
- 1 pincée de sel
- vanille liquide
- confiture de framboises
- sucre glace


Préparation

Préchauffez votre four à 180°.

Séparez les blancs et les jaunes d'œufs.

Blanchissez le sucre avec les jaunes, ajoutez une cuillère à café de vanille liquide.

Incorporez la farine.

Montez les blancs en neige bien fermes avec une pincée de sel.

Mélangez délicatement les blancs montés avec le mélange sucre, farine et jaunes d'œufs.

Disposez des feuilles de papier sulfurisé dans une plaque (40x40 environ) puis coulez la pâte dedans.

Enfournez environ 15 minutes.

Montage

C'est la partie délicate que beaucoup disent louper, mais si on a le truc et qu'on ne s'emmêle pas les pinceaux, ça peut devenir très simple !

Avant de sortir le biscuit du four, préparer votre plan de travail : tout doit aller très vite pour obtenir un roulé sans cassure.

Prenez un torchon propre et mettez le sous l'eau. Essorez-le puis disposez-le à l'endroit où vous démoulerez (attention, il doit être suffisament essoré, mais pas sec).

Sortez le gâteau puis retournez la plaque sur le torchon mouillé.

Retirez délicatement les feuilles de papier sulfurisé qui ont dû rester collées au dos du gâteau.

Saisissez le bord du torchon puis commencez à rouler la génoise (avec le torchon donc…) en prenant soin de serrer mais pas trop.

Laissez une trentaine de seconde puis déroulez délicatement le biscuit.

Retirez le torchon en dessous (sinon vous risquez de trop humidifier la génoise).

Garnissez d'une bonne dose de confiture et re-roulez le gâteau (il a dû garder le pli pris à chaud).

Laissez refroidir puis saupoudrez de sucre glace  et décorez de quelques framboises (si vous en avez).


NB : cette technique s'applique à tout biscuit roulé, pas seulement à la confiture : pour les bûches de Noël, c'est le même procédé !

J'ai souvent lu sur les blogs que certain(e)s d'entre vous obtenaient des roulés cassés. L'explication est simple, tout doit se faire à chaud avec la génoise ! C'est pour ça qu'on utilise un chiffon mouillé : pour éviter de se brûler la pulpe des doigts !

Je me rends compte que j'aurais dû faire des photos des étapes, mais je n'y ai pas pensé. Dès que j'en referai un, je comblerai cette lacune !
Par Funrabbit - Publié dans : Desserts, mousses, entremets
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Vendredi 8 août 2008

Je ne vous l'ai peut-être jamais dit, mais je suis née à Nevers, en plein centre France. Bon, certaines mauvaises langues disent que personne ne peut se vanter d'être né là-bas, mais c'est sûrement parce qu'ils ne connaissent pas les spécialités bourguignonnes !

Parmi les vins, les fromages, les potées, les galettes aux griaudes (brioche salée au porc) et autres escargots au beurre aillé, il y a les gougères. Savoureuses petites bouchées fondantes et bien gonflées qui accompagnent à merveille l'apéritif ! Pour ceux qui ne voient vraiment pas, ce sont des chouquettes, mais sans le sucre et avec du fromage… tout un programme !

Une fois de plus, c'est ma mère qui m'a appris. Sa recette est infaillible et je ne connais de toute manière pas d'autre façon de faire ! Partout où j'ai mangé des gougères, c'était la même !

Maintenant, vous aurez au moins une bonne raison de voir la Nièvre, et la Bourgogne en général, avec un œil (et un palais) plus ouvert !

Pour une douzaine de grosses gougères
- 70g de beurre
- 1/4 de litre d'eau
- 100g d'emmenthal
- 150g de farine
- 4 œufs
- Sel et poivre


Préparation

Mettez l'eau et le beurre dans une casserole et portez à ébullition.

Salez et poivrez à votre goût : n'ayez pas peur, sinon c'est fade ! Pour moi, c'est 4 ou 5 tours de moulin à poivre et 1/2 cuillère à café de sel.

Préchauffez le four à 200°.

Retirez du feu et ajoutez la farine d'un coup. Quand elle est incorporée, remettez à feu doux et desséchez la pâte (remuez jusqu'à ce qu'elle se décolle des bords de la casserole).

Laissez tiédir puis ajoutez les œufs battus un par un (le premier est difficile, mais persévérez, après, ça va mieux !).

Ajoutez le fromage râpé et formez des tas de la taille d'un œuf sur une plaque recouverte de papier sulfurisée.

Enfournez pour 20 à 25 minutes en surveillant la couleur et surtout en n'ouvrant pas le four (sous aucun prétexte, et même sous la menace vous ne devez pas ouvrir la porte tant que la cuisson n'est pas terminée et que les gougères n'ont pas "poussé" !).


NB : vous pouvez les servir (chaudes ou froides) à l'apéritif ou même en entrée avec une salade et les fourrer avec ce que vous voulez : du fromage frais, du caviar d'aubergine, une mousseline de saumon… ou même directement incorporer un ingrédient "magique" dans la pâte (jambon, comté, bleu d'Auvergne, chorizo…). Vous pouvez également les faire plus petites pour obtenir des bouchées et du coup, pensez à ajuster le temps de cuisson !


Par Funrabbit - Publié dans : Apéritifs
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Dimanche 3 août 2008

En week-end dans l'Yonne vers la mi-juillet, je me suis retrouvée un dimanche matin à faire un vide grenier du côté de Lucy sur Cure. Ma belle-mère et moi (eh oui, je fais partie de ces veinardes qu'un week-end avec belle-maman n'effraie pas !) étions en train de fouiller sur un étal poussiéreux quand je l'entends s'écrier : "Oh que c'est miiiiiiiiiiiiignon !!!!". Là, forcément, je me retourne pour voir la "merveille" et je constate que là, c'est vraiment une découverte : une petite boîte de métal, remplie de jolis moules à petits-fours en inox, jamais utilisés !

5 moules de chaque forme et 10 formes donc 50 moules au total : de quoi s'amuser !


Je ne soupçonnais même pas l'existence d'un tel accessoire culinaire. Moi qui suis née à la grande époque Tupperware et moules en silicone, je n'avais jamais pâtissé dans autre chose que du plastique, où, à la rigueur, dans les vieux moules à tarte noircis de ma grand-mère.

J'ai donc déboursé 7 euros (une vraie fortune) pour repartir avec mon nouveau jouet que je me suis empressée d'essayer (mais que j'ai traîné à publier en raison du beau temps).

J'ai garni mes moules de pâte sablée, recouverte tantôt de fraises séchées, de compote de pomme ou de cerneaux de noix enrobés de miel. J'en ai rempli certains de génoise agrémentée de noix de coco râpée et de cacao ou de pâte à financiers, parfumée à l'amande ou à la pistache.


L'exercice fût laborieux en raison de la taille des moules, mais quel bonheur de voir toutes ces petites babioles à se mettre sous la dent avec le café ! Faut avouer que ça présente super bien quand même !

Par contre, j'ai appris que même en huilant les moules très soigneusement, la génoise n'est pas du tout appropriée à ce genre d'ustensile ! J'ai passé un temps infini à les décoller puis à nettoyer les moules à la brosse à dents : l'inox est très bon à la cuisson, mais il est nécessaire d'y mettre des appareils "gras", au moins avec du beurre ou de l'huile.

Mais si c'est pour un meilleur démoulage, je me sacrifierai !
Par Funrabbit - Publié dans : Douceurs et mignardises
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