Pas plus tard que la semaine dernière, je soupirais encore d’envie devant
le tajine de Romain et je me disais que je ne serais jamais capable d’en faire autant…
Je suis allée au Maroc l’an dernier, et j’en ai ramené différentes épices, dont du ras-el-hanout en quantité. J’ai toujours pensé m’en servir, mais je n’ai jamais franchi le pas. Trop de bons
souvenirs culinaires de ce pays : je n’avais pas très envie d’être déçue par mes préparations peu orthodoxes.
Et puis je me suis laissée tenter et convaincre. J’ai réalisé aujourd’hui mon premier tajine et c’était fabuleux ! Au départ j’avais prévu des doses pour 4 convives, en me disant que nous en
mangerions demain aussi et puis le Loup a été tellement conquis qu’il n’a pas laissé une once de sauce au fond de la cocotte !
Pour le coup, je suis vraiment contente de moi :-)
Pour 2 personnes (affamées)
- 4 hauts de cuisse de poulet
- 1 oignon
- 10 pruneaux
- 20 amandes entières émondées (environ)
- 2 cuillères à soupe d’amandes en poudre
- 1 cuillère à café de gingembre
- 1 cuillère à café de cannelle
- 1 cuillère à café de ras-el-hanout
- Huile d’olive non filtrée
Préparation
Coupez les pruneaux en 2, hachez l’oignon.
Faites chauffer 4 cuillères à soupe d’huile d’olive dans une cocotte, puis ajoutez l’oignon et la viande.
Saupoudrez des épices et de l’amande en poudre.
Faites colorer et ajoutez environ 10 cl d’eau, petit à petit, en décollant bien les sucs de cuisson du fonds de la cocotte.
Préchauffez le four à 160°.
Laissez mijoter à feu très doux pendant 5 minutes puis ajoutez les pruneaux coupés et les amandes entières.
Mettez encore un peu d’eau (un petit verre environ), puis couvrez et enfournez pendant 1 heure.
À mi-cuisson, arrosez le poulet avec la sauce pour que la viande ne sèche pas.
Servez bien chaud accompagné de semoule.
Si besoin, vous pouvez préparer le tajine à l’avance et le réchauffer au moment du service.
NB : Je n’ai pas de plat à tajine spécifique et j’ai réalisé le plat avec la cocotte en fonte familiale, déjà utilisée par ma mère pour
nous régaler de ses goulash.
C’est un plat simple et bon. Comme dirait
Romain : "Que la personne qui ose dire qu'il est difficile de
cuisiner un tajine, lève le doigt (elle sera fouettée à coup de saucisses de Francfort)."